Nouvelle dimension

Des Canadiens innovateurs réinventent des industries entières en ayant recours à l’impression 3D.

Le bol Trestle, OTHR

Chaque création produite par OTHR est unique et numérotée. (Photo : OTHR)

Bonne impression

Originaire d’Alberta, la Montréalaise Zoë Mowat est reconnue pour ses meubles et objets épurés et sculpturaux, ainsi que pour sa collaboration avec OTHR, la quintessence du minimalisme moderne. Afin d’éviter la surproduction, tous les produits imprimés par cette entreprise new-yorkaise le sont sur demande, incluant le bol Trestle de la designer.


Plésiosaures en 3D, Musée royal Tyrrell

(Photo : Musée royal Tyrrell)

À l’os

Des scientifiques prouvent que l’impression 3D est bien plus qu’une tendance. À l’hôpital Mount Sinai, à Toronto, les prothèses en plastique ou en métal sont remplacées par d’autres imprimées à partir d’un composé de calcium et de phosphate imitant la matière osseuse. En Alberta, des paléontologues du Musée royal Tyrrell ont reproduit des plésiosaures en 3D afin de tester les théories sur la motricité de ces reptiles marins préhistoriques. Enfin, à Cambridge Bay, au Nunavut, on projette de transformer les déchets, tels que le café et la gélatine, en bioplastique afin d’imprimer par la suite des articles ménagers et des outils pédagogiques pour cette communauté nordique.


Hot Pop Factory

Dans le sens horaire : Matt Compeau et Biying Miao, les cofondateurs de Hot Pop Factory ; ces miniatures, inspirées des chaises Eames, s’impriment facilement à toutes les tailles ; une maquette 3D du Musée royal de l’Ontario. (Photo : Hot Pop Factory)

Usine du futur

Alors que la popularité de l’impression 3D est en hausse, et son coût en baisse, de plus en plus de machines font leur apparition dans les ateliers de créateurs et les bureaux d’entreprises spécialisées au pays. L’une se démarque : la Hot Pop Factory, à Toronto, qui traduit les idées numériques en objets tangibles, en ayant recours à du plastique, du nylon, du grès et de l’alumide (sans oublier le découpage et la gravure au laser). Des architectes aussi bien que des bijoutiers y ont créé leurs produits et prototypes.


Uclip

Passe-partout

Conçue par une équipe d’ingénieurs montréalais et imprimée en 3D, Uclip est la seule pince universelle pour appareils mobiles. Elle se fixe parfaitement aux surfaces planes et aux rebords, incluant les tapis de course, les comptoirs de cuisine et les bouches d’aération des voitures.


Le collier Shimon de Shawna Tabacznik

Le collier Shimon de Shawna Tabacznik.

Techniques mixtes

Les bijoux de l’artiste Shawna Tabacznik combinent des matériaux imprimés et de l’argent moulé artisanalement. Cette diplômée de l’École d’art et de design de l’Ontario puise son inspiration dans son bagage culturel (elle a vécu en Israël, en Colombie et au Canada) pour créer des pièces actuelles alliant diverses formes géométriques.


3DCanada

(Photo : John Biehler)

Selfie 3.0

L’artiste et écrivain Douglas Coupland a contribué à l’engouement pour l’impression 3D avec 3DCanada, un projet artistique qui l’a amené à parcourir les grands magasins du pays afin de numériser les silhouettes de volontaires. Ceux-ci ont pu repartir avec un buste miniature d’eux-mêmes, alors que l’artiste en a utilisé environ 1000 pour créer une sculpture qui sera dévoilée en mai à la nouvelle Galerie d’art d’Ottawa. Elle y sera exposée pendant un mois.

Le top des hôtels : été 2018
Lire l’article suivant

Le top des hôtels : été 2018

De Paris à Bali, des hôtels inoubliables, des virées en voiture et des destinations dépaysantes.
×