Chef-d’œuvre

La dégaine sportive d’un coupé, la robustesse et la puissance d’un VUS : le nouveau modèle de Mercedes-Benz est conçu pour l’aventure.

Le plus beau compliment à adresser à un concepteur automobile ? Que sa dernière création nous laisse sans voix. Comme en ce samedi après-midi étouffant, dans un studio de photographie de la banlieue de Stuttgart, où les mots nous manquent pour qualifier le modèle exposé sous nos yeux. La nouvelle GLA est, sans exagération, incomparable. Plusieurs mois avant son entrée en scène officielle, au Salon de l’automobile de Francfort, elle nous est dévoilée pour la toute première fois. Enveloppée d’une aura de mystère, la séance de photos se donne des airs de confidentialité. L’agent de sécurité recouvre le véhicule d’une toile chaque fois qu’une porte s’entrouvre – il ne faudrait pas qu’un intrus en aperçoive la moindre parcelle. Hans-Peter Wunderlich et Robert Lesnik, les deux concepteurs de la GLA, sont impatients de présenter leur VUS compact haut de gamme au public. Wunderlich, directeur du design intérieur chez Mercedes-Benz, est ravi d’apprendre qu’elle nous laisse pantois : « Le X156, son nom de code à l’interne, est un véhicule à part, parce qu’il n’a pas de prédécesseur. Ce qui signifie que nous avions plus de liberté que d’habitude dans sa conception. » Lesnik, directeur du design extérieur, acquiesce aux propos de son confrère : « Bénéficier d’une telle latitude n’est pas chose courante dans une compagnie comme Mercedes-Benz, dont l’héritage est si riche. Nous avions l’autorisation de donner à cette voiture un caractère qui lui est propre. »

Toujours prêt

Ce caractère propre se traduit par la rencontre des caractéristiques d’un coupé et d’un VUS – à l’évidence, la GLA a des gènes communs avec la superbe CLA. Une combinaison qui frappe d’étonnement, et ce depuis les premiers essais. Le temps est maintenant venu pour lui de faire sa grande apparition. Tout de suite, on est happé par sa silhouette sportive, inusitée pour un VUS, habituellement réservée à un coupé. Puis, par son capot plus long et sa verrière plus basse. Avec le prolongement marqué des panneaux du soubassement de carrosserie, ils confèrent à la GLA une allure aérienne, comme s’il flottait au-dessus du sol. À l’avant, deux saisissantes saillies, appelées dômes de puissance, s’allongent sur le capot, avant d’être reprises sur le pavillon. Le long empattement, la ligne tombante qui borde les flancs, en fait la plus élégante de tous les VUS compacts.

Les mots nous manquent pour qualifier le modèle exposé sous nos yeux. La nouvelle GLA est, sans exagérer, incomparable.

Robert Lesnik a passé des mois à peaufiner ces détails, au millimètre près. Mais sa priorité demeure l’image que laisse dans son sillon la GLA au regard de ses compagnons de route. « La première impression doit être la bonne, commente-t-il. Ce qui retient d’abord notre attention sur un nouveau véhicule, ce n’est pas la qualité de sa finition, mais ses proportions globales. Et à ce titre, la GLA a fière allure. »

« La GLA est comme une chaussure de randonnée, mais très classe », poursuit-il. A priori étonnante, la comparaison n’en demeure pas moins juste. D’accord, les caractéristiques VUS de la GLA, aussi sportives soient-elles, n’accrochent pas l’œil au premier regard. Mais la voiture donne à ses conducteurs potentiels le sentiment qu’elle peut les emmener n’importe où, n’importe quand.

C’est là une impression que confirment plusieurs éléments du véhicule : le pare-chocs avant en deux parties, les barres qui traversent de part et d’autre l’étoile à trois branches de la calandre (comme dans la GLK), les rails sur le toit et la caisse de carrosserie robuste, comme la « semelle » de la chaussure de randonnée.

Vu de l’arrière, la GLA affiche son plein potentiel VUS, gorgé d’adrénaline. Orné de trois élégantes courbes, un déflecteur définit le haut de la lunette arrière, tandis que les feux bicorps accentuent l’effet élargissant des panneaux de la caisse de soubassement. À l’intérieur, les sièges des passagers sont légèrement surélevés et peuvent être placés en position cargo, augmentant ainsi la capacité du coffre de 421 l à 1235 l. À l’avant, le conducteur et le copilote sont confortablement assis dans un fauteuil intégral avec appui-tête découpé, positionné à la hauteur d’un coupé.

Du point de vue techno, les mots continuent de nous manquer. L’affichage autoporteur et le casque minimaliste nous donnent un aperçu de la panoplie de systèmes d’aide à la conduite : DISTRONIC PLUS, avertisseur de changement de voie, d’angle mort et de risque de collision et dispositif PARKTRONIC avec aide au stationnement actif.

La GLA est le véhicule idéal pour les gens qui aiment se démarquer et s’aventurer sur les terrains les plus accidentés.

Les buses de ventilation circulaires, qui ressemblent à des ailes de papillon, apportent une touche différente. Elles rappellent une époque où voler était encore une aventure, où des icônes de l’art de la construction automobile, comme la Mercedes-Benz SL, parcouraient les routes.

Hans Peter Wunderlich est fier de dire qu’il s’agit là de deux éléments de style recherchés : « Nous avons décidé de mettre les prouesses techniques en évidence. » L’affichage, par exemple, est placé au-dessus de la console centrale (comme un téléviseur à écran plat sur un meuble) tandis que les buses de ventilation, à contrôle manuel seulement, dont le fini galvanisé est aussi lisse que toutes les surfaces en plastique de l’habitacle, mettent la technologie à la portée de vos doigts.

Le plus grand défi pour les concepteurs ? Donner une impression de grandeur, à l’intérieur d’un véhicule de 4,42 m de long. « Le tableau de bord élevé est conforme à ma philosophie, selon laquelle dans un véhicule sportif, on doit être assis devant le tableau de bord, et pas au-dessus, explique Peter Wunderlich. En revanche, on ne devrait pas non plus avoir la sensation d’être à l’étroit. »

La disposition des instruments reflète la vision du conducteur de la GLA. Une vision sportive, sans aucun doute. Voici le véhicule idéal pour les gens qui aiment se démarquer et s’aventurer sur les terrains les plus accidentés. Pour les gens qui aiment la vie et qui attendent d’un véhicule qu’il les aide à en jouir pleinement.

La coulée douce
Lire l’article suivant

La coulée douce

Au placard, les conserves de sirop d’érable ! L’heure de réinventer la sucrerie préférée des Canadiens a sonné.
×